lundi 23 décembre 2013

Buenos Aires, partie I

Rebonjour!

Je vous avais laissés à la sortie du traversier, juste avant de se rendre chez une amie (Julia) qui étudiait avec François à Québec! Elle habite dans un beau quartier de Buenos Aires, tout près d'une grande rue animée et d'un parc. Son appartement est génial, elle y habite avec 4 colocs espagnols aussi en échange! On n’est pas restés très longtemps à l'appartement puisqu'on était déjà un peu en retard pour un souper de parilla (barbecue) qu'elle avait organisé avec des amis! En fait, on a eu la chance de voir Julia juste avant qu'elle reparte chez ses parents en Suisse, donc elle avait organisé plein de repas avec ses amis. Le restaurant (plutôt connu à Buenos Aires aka BA) était situé dans Palermo, un quartier branché. Buenos a plein de quartiers (c'est une ville immense) qui ont tous un petit quelque chose de différent. Le souper a été bien agréable, à alterner entre l'anglais, le français et l'espagnol, et le repas était succulent! Je ne suis pas une grande amatrice de gros steaks mais sérieusement, la viande argentine ferait hésiter un végétarien invétéré! Sous les conseils de Julia qui était allée au même resto deux semaines plus tôt, beaucoup (dont nous) se sont gâtés avec une immense assiette avec plein d'accompagnements! Le tout pour 8$, c'est cher pour l'Amérique du Sud (enfin, pour l’Argentine) mais rien en ce qui a trait au rapport qualité-prix! Par contre, Julia nous a fait remarquer que les prix avaient augmentés depuis la fois dernière fois où elle était venue! Tout le monde a renchéri en disant qu'en quelques mois, ils avaient assisté à 2 ou 3 augmentations des tarifs d'autobus! Le gouvernement argentin, toujours dans sa lignée de choix économiques intelligents, soutient (à tort) que l'inflation est de 10%, alors qu’elle serait en réalité plus près de 25%!! Les prix n’arrêtent donc pas de monter! Et bien sûr, le salaire de la population n'augmente pas autant, ce qui mène à une augmentation de la grogne... Durant notre court passage en Argentine, il y a d’ailleurs eu les policiers et des compagnies de bus qui ont fait la grève...

Après le resto, Julia a proposé qu'on aille dans un bar. Parlermo est justement un excellent quartier pour sortir, les bars ne manquent pas et rivalisent d’originalité pour attirer leurs clients! Comme on était plusieurs, on s'est fait aborder dans la rue par un employé d’un bar qui nous offrait une bouteille de champagne si on choisissait leur bar. Julia disait que ça arrivait souvent, et que parfois c'est possible de faire bar après bar et uniquement recevoir des verres gratuits! Malheureusement, on était mardi alors personne ne nous a abordé après qu'on soit sortis dudit bar (et bu ladite bouteille de champagne). On a pris une bière dans un autre bar, puis on a attendu l'autobus qui n'arrivait pas en grelottant (parce qu’il faisait encore frisquet la nuit)!

Le lendemain on s'est levés tard à cause de la soirée de la veille, puis on est partis avec Julia pour aller échanger notre argent US en pesos argentins. Elle connaissait un bureau de change qui avait souvent des bons taux, et c'est plus sécuritaire de changer l'argent dans un bureau de change (qui est tout de même illégal) que dans la rue. On était contents parce qu'on a pu avoir un bon taux, et on a bien vérifié qu'on ne nous avait pas refilé de faux billets (c'est fréquent)! On s'est arrêtés dans un petit café pour déjeuner et on a pu observer la lenteur (ou l'absence de presse, c'est selon...) argentine! Pour recevoir 3 petits croissants, 1 café et 1 verre de jus chaque, ça a dû prendre 30 minutes! Julia disait que c'est toujours comme ça: pour quelque chose qui prendrait 1h à faire au Québec, il faut prévoir une demi-journée ici! Ce n'est pas forcément négatif, ça apprend à être zen avec le temps!

On est revenus à l'appartement pour déposer notre liasse d'argent, seulement pour tomber en plein drame : la femme de ménage est là et appelle la propriétaire de l'appartement (qui vit en Espagne) pour lui dire que 10 personnes dorment dans l'appart. C'est faux, on était 6 à ce moment-là et nous on restait seulement deux nuits. Tout le monde s'engueulait (sauf nous deux, tétanisés dans le salon) et ça a explosé quand elle a dit qu'en plus la toilette était bouchée, que c'était quelque chose de rarissime donc ça voulait dire que quelqu'un avait mis de la nourriture à l'intérieur et que maintenant il faudrait changer la toilette au complet et que ça coûterait cher...! On est allés chercher un débouche-toilette chez le concierge et ça a réglé le problème, puis ils ont envoyé des photos de l'appartement à la proprio en Espagne pour lui montrer que l'appartement était en bon état et qu'elle n'avait pas à stresser. Tout a fini par se calmer!

Pour une partie de l'après-midi, on est partis explorer un peu la ville avec Julia. On a marché le long de Santa Fe, une immense rue commerçante agitée qui ressemble à un mélange entre Paris et Barcelone. La majorité des édifices à Buenos ont un style "européen", construit fin 19ème siècle début 20ème. Ce qui ajoute au "wow" constant, c'est la présence de grands arbres (souvent des platanes, avec une écorce qui ressemble au motif armée, il y en avait partout en Espagne) et d'arbres en fleurs! Ça donne envie de prendre en photo chaque coin de rue! Inutile de vous dire qu’on a adoré Buenos Aires : c’est assurément la plus belle grande capitale d’Amérique du Sud, et l’une des villes au monde où on ne serait pas mécontents d’habiter!

La rue Santa Fe traverse la rue 9 de Julio, qui serait l’avenue la plus large du monde. On y a compté 22 voies! Cette même rue est aussi très représentative de Buenos Aires avec un grand obélisque en son centre, avec en arrière-plan une image géante d’Eva Peron peinte sur un édifice. Vous connaissez Eva Peron? C’est une fille issue de la campagne d’une famille pauvre, qui a décidé de venir à Buenos Aires pour tenter sa chance en tant qu’actrice. Elle y a rencontré Juan Peron, un colonel qui est devenu président de l’Argentine, et ils se sont mariés. Elle a contribué à l’élection de son mari et est même devenue plus populaire que lui lors de son mandat, représentant la fille modeste qui est près des gens. Elle a créé plein de fondations pour venir en aide aux démunis et a aidé à mettre sur pied des programmes sociaux. Evita (comme on la surnommait), la femme la plus aimée (et peut-être la plus influente à l’époque) d’Argentine est encore de nos jours une idole!

On s'est ensuite rendus à la gare de train, à l'architecture magnifique (bien sûr) parce que François et moi on voulait prendre le train vers Rosario, une ville à quelques heures au nord de BA, quelques jours plus tard. L’Argentine est l’un des quelques pays en Amérique du Sud à avoir encore un système de trains de passagers fonctionnel, et le tronçon BA-Rosario était l’un des rares trajets en Amérique du Sud qu’on comptait parcourir en train! En plus, le trajet est deux fois plus long qu'en bus (donc on peut le faire de nuit) et c'est incroyablement moins cher! C'est exactement dans nos goûts ça! On va voir le monsieur pour s'informer un peu:

- Nous les amateurs de train : À quelle heure sont les trains pour Rosario?
- Monsieur de la gare: À 20h, mais il n'y a pas de places disponibles aujourd’hui
- Nous les amateurs de train: et pour dimanche?
- Monsieur qui détruit nos rêves: non il n'y a pas de places avant le 20 février. Pour partir début décembre il aurait fallu réserver en octobre!

Sérieusement???? Mais qui peut réserver si longtemps d'avance un trajet de train qu'on peut faire en 4h en bus?! En apprenant notre mésaventure, Julia s’est esclaffée : « Ça, ça n’arrive qu’en Argentine haha! »

Notre visite avec Julia s’est continuée vers la rue Florida, une grande rue piétonne. Mis à part les changeurs au noir qui hurlent ouvertement « cambio, dolares, cambio », il y a plein de kiosques au milieu de la rue qui vendent de tout, dont plein d’items à l’effigie de Mafalda! Juste avant qu’on arrive à la Plaza de Mayo (le cœur symbolique du pays, qui représente l’indépendance d’Argentine), Julia s’est rendue compte qu’on était mardi 15h30, soit juste au moment où les « abuelas de la Plaza de Mayo entrent en scène. Les abuelas (grands-mères) sont la figure de proue du mouvement qui cherche à mettre en lumière les déboires de la dictature militaires… Elles réclament que la lumière soit faite sur les disparitions forcées, qui impliquent souvent dans leur cas un proche. En gros, durant la dictature, les sbires de la junte militaire venaient chercher leurs opposants chez eux pour les « interroger », disaient à leur famille qu’ils reviendraient juste après, mais finalement ils ne revenaient pas et personne n’avait de nouvelles…  Il y a aussi eu plusieurs jeunes enfants qui ont été volés et remis à des membres de la dictature qui se sont exilés à l’étranger à la fin de la dictature. Les grands-mères recherchent donc leurs enfants et leurs petits-enfants. Et le plus beau, c’est que leurs efforts finissent par payer et que ça marche parfois! Bref, depuis 1977, elles marchent chaque semaine à la place de Mai pour faire avancer leur cause et s’assurer que les disparus ne soient pas oubliés! Elles marchent en rond autour de la sculpture centrale et nomment les noms de tous ceux qui sont portés disparus. Bref, c’était une belle et émouvante expérience, typique de l’Argentine!

Comme on avait rendez-vous bientôt avec deux amis de Julia, on a marché dans le quartier San Telmo, un quartier un peu bohème assez mignon! On est allés dans un petit café bien agréable où on a enfin pu manger des sandwichs bien ordinaires après 45 minutes d’absence de service aux tables… On a aussi goûté à un submarino, un verre de lait chaud dans lequel tu plonges un morceau de chocolat. On vous avait dit que BA avait été un concentré de soupers d’amis? He bien après le café, on s’est dirigés vers l’appartement de Julia, où il y aurait un souper avec ses colocs et deux autres de ses amis. En plus, François connaissait les deux amis en question (Tania et Hernan), puisqu’il les connaissait via la simulation hispanophone de l’Organisation des États américains à laquelle il avait participé l’an dernier! Finalement, on a commandé de la pizza et quelques-uns sont allés acheter bière, vin et cidre à se mettre sous la dent en attendant. La soirée a été bien agréable et drôle!

On s’est levés tard, mais à temps pour dîner car on avait rendez-vous avec une amie de Québec (Rocio) qui vient de Buenos Aires! Elle nous avait conviés à une pizzeria classique argentine, c’est-à-dire pour manger une pizza de 5 cm d’épais! Le restaurant (El Cuartito, pour info) était une institution, ouverte depuis 65 ans je crois, et attire les travailleurs des bureaux environnants qui viennent manger quelques pointes debout devant un comptoir! Au resto, on a aussi goûté à deux spécialités de BA : le soda en bouteille-pression et le faine. Le soda en bouteille est en fait une bouteille d’eau pétillante avec un bouton pressoir, comme ça tout le monde peut se servir. C’est le fun, mais pas trop efficace, parce que la pression finit par se perdre et il y a toujours plein de soda qui reste dans le fond de la bouteille… Et le faine, c’est un genre de pâte de farine de pois chiche que tu manges froide avec la pizza… Honnêtement… on a pas vraiment trippé. Ça doit être un goût acquis… Durant le repas, Rocio nous a parlé d’un spectacle typique de BA qu’elle allait voir avec sa famille le soir-même. Sa description du spectacle nous tentait alors on s’est tous rendus à la salle de spectacle pour s’acheter deux billets! Pour une fois qu’on a réussi à aller voir une pièce! On essaie souvent d’aller voir des activités culturelles dans les beaux théâtres des villes qu’on visite, mais on a jamais de chance : c’est fermé pour l’été, c’est en rénovation, il n’y a plus de places ou il n’y a pas de spectacle pendant qu’on est là… Bref, on était bien contents de pouvoir y aller le soir!

La salle de spectacle était à côté d’une grosse attraction de Buenos Aires : le cimetière de la Recoleta. On a dit au revoir à Rocio puis François et moi on est allés le visiter. C’est un cimetière assez grand, presque uniquement composé de mausolées, semblable au cimetière Père Lachaise. On a déambulé dans le dédale de mausolées, tous assez impressionnants, passant d’une ancienne sépulture en décrépitude à un temple gréco-romain flambant neuf. Quoique macabre, c’est vraiment intéressant! Il y a aussi plein de minous qui se promènent entre les tombes et les arbres! Et on y trouve aussi la tombe d’Evita, un mausolée sans prétention aucune semblable à n’importe quel autre (sauf pour les gerbes de fleurs qu’on y trouve en permanence). Modeste dans la vie comme dans la mort…


On est revenus en marchant jusque chez Julia, avec qui on a jasé un peu avant de partir avec elle en autobus, elle vers l’aéroport, nous à l’appartement d’un ami chez qui on allait passer les deux nuit suivantes. Voir Julia faire ses adieux en pleurant à ses colocs nous a rappelé que la fin du voyage s’approchait aussi pour nous! Par contre, durant les 5 jours qu’on a passés à Buenos Aires, on n’avait pas l’impression d’être en voyage tellement on voyait des amis! On se serait cru déjà à Québec ou à Montréal!

dimanche 22 décembre 2013

Colonia del Sacramento

Rebonjour! C'est MP!

Notre troisième et dernière destination en Uruguay (petit pays direz-vous) s'annonçait très jolie selon ce que François m'en avait dit! Colonia est une petite ville... coloniale! La dizaine de rues nous séparant du centre à partir de la gare était déjà mignonne avec des rues en "cobblestone"des petites maisons en rangée et de grands arbres! Ça fittait bien dans notre humeur de prendre le voyage de façon plus relax! Et chose rarissime, on avait réservé une chambre dans l'hostel de la même "chaîne"(limitée à l'Uruguay haha) que celui à Montevideo. L'hostel était très bien, même mieux que le précédent, et notre chambre était sur une petite mezzanine, bien mignonne! Et les employés étaient des plus gentils (et nous flattaient dans le sens du poil en nous félicitant pour notre espagnol, qui est revenu étonnament vite après le Brésil).

Comme Colonia était notre dernière ville d'Uruguay, il fallait calculer nos finances pour ne pas rester avec des pesos uruguayens. On avait donc un budget restreint pour se nourrir. Après avoir magasiné les options dans tous les restaurants de la rue principale, notre choix est naturellement tombé sur le buffet à volonté de pizzas au mozzarella! Pour 8$, c'est ce qui allait nous remplir le plus! On a donc engouffré pizza après pizza, et probablement une tentative du patron pour réussir à nous remplir plus rapidement voyant nos estomacs sans fond, les pizzas au fromage se sont transformées en pizza avec autres condiments en plus: tu parles d'une aubaine! En plus on était aux premières loges pour observer les gens se déplacer en voiturettes de golf... He oui, pour une raison inexpliquée, c'est la mode ici pour les visiteurs de louer un véhicule électrique et de se promener avecdans les rues...!

Complètement pleins, on a entrepris notre visite du centre historique. C'est une vieille-ville assez petite mais très joliet bien fleurie, fondéà l'origine par les Portugais (on pouvait noter un ressemblance avec Paraty). Après la classique place centrale, il y avait l'ancien fort, qui n'est pas des plus impressionnants dû à sa petite taille. À l'époque, il servait à se défendre contre les Espagnols ou les Portugais, qui s'attaquaient à tour de rôle pour reprendre le contrôle de ce côté du Rio de la Plata. De nos jours, il n'en reste qu'un pan de mur, une enceinte et un pont-levis au-dessus d'une petite douve. On a longé le mur jusqu'à une petite place où deux bancs regardaient la rivière d'une couleur brune à rendre jalouse l'Amazone. On y est restés un bon moment à jaser, jusqu'à ce que le soleil trop fort nous force à partir. Puis, on a continué à déambuler dans les petites rues jusqu'au phare, dans lequel François-le-bébé gâté a voulu monter malgré nos maigres réserves en pesos. Je dois tout de même avouer que la vue était jolie!

On a continué à marcher sur le boardwalk et dans la marina, en se disant qu'on reviendrait plus tard pour voir le coucher de soleil. D'ici là, on avait une mission: sortir de l'argent US des guichets automatiques de Colonia en prévision de notre passage en Argentine. Pourquoi? Bonne question! C'est ici qu'entre en scène Mémé l'économiste qui va vous vulgariser le sujet au meilleur de ses compétences, c'est-à-dire aucune. L'Argentine va mal économiquement. Ok c'est ça depuis les années 60, mais la situation est pire depuis 2001, où il y a eu un crash terrible au Brésil qui a frappé fort en Argentine. Et depuis que Kirchner(enfin Kirchner femme, son mari président avant elle a bien stabilisé l'économie au contraire), ses choix économiques font que le peso argentin est très instable. Entre autre pour contrer l'inflation faramineuse, elle a décidé de fixer un taux officiel du peso par rapport au $US. Comme la population n'a pas confiance en la valeur du peso, legens ont commencé à accumuler les $US. Ça n'a pas plu au gouvernement qui a interdit l'achat de $US par les Argentins. Au final, il y a un marché noir du dollar qui s'est développé, qui lui est en fait au taux réel par rapport aumarché. Selon le taux officiel, 1$US = 6 à 7 pesos. Selon la "taza blue" (le marc noir)1$US = 9 à 10 pesos. Ça fait quand même une bonne différence! Bref, ce qui est intelligent à faire pour un touriste, c'est de rentrer en Argentine avec plein de $US et les faire échanger au taux non-officiel. Il fallait donc qu'on sorte de l'argent américain avant de passer en Argentine. Heureusement, l'Uruguay est un pays assez permissif en terme de politique monétaire, et on a donc le choix entre des pesos uruguayens ou des $US quand on sort de l'argent au guichet.Cette possibilité plait aussi beaucoup aux Argentins de BuenosAires qui viennent par centaines à Colonia la fin de semainepour remplir des sacs d'argent US!!! Bref, on devait trouver un guichet qui nous donnerait les précieux billets! On se croyait revenus en Ouzbékistan!! On a fait le tour de toutes les banques de la ville. Soit ils n'acceptaient pas les cartes étrangères, soit ilne restait plus d'argent! On a laissé tomber notre combat le temps d'aller regarder le coucher de soleil assis sur une roche devant la rivière! C'est une rivière mais elle est tellement large qu'on croirait qu'il s'agit de la mer! Buenos Aires est juste de l'autre côté, à environ une heure de traversier. Je grelottais comme une bonne face au vent du large alors on est partis pas trop longtemps après la chute du soleil (c'est ça l'expression en espagnol: "el sol cae", "le soleil tombe", poétique non?). Avec peu d'espoir, on s'est arrêtés dans une banque où il y avait une trop longue file pour qu'on y aille avant, et victoire, on  pu sortirles 900$ providentiels (par coup de 300$, les banques veulent quand même se faire un bon profit!)! Et c'est ce qui a conclu notre soirée, il faut dire que le soleil s'est couché à 21:30!Finalement on a même pas soupé, encore rassasiés par notre gargantuesque repas du midi!

Le lendemain, on s'est fait réveiller par les hurlements d'un client dans la cour arrière (c'était l'Anglais qu'on avait rencontré à l'hostel à Montevideo finalement) qui poussait des "Alfie?Alfie! Are you there?? Can you hear me Alfie?" sur Skype. On avait tous hâte que Alfie réponde...

On a déjeuné avec un Allemand au français impeccable,journaliste pour Reuters, vraiment sympathique! On chialait sur le système monétaire argentin et on lui racontait que c'était la même histoire en Ouzbékistan. Il était super intéressé par notre voyage dans les Stans et ce qu'on y avait fait; on a fini par comprendre qu'il était allé faire un tour d'Asie centrale en vélo!

Notre plan pour la journée était de marcher le long du bord de rivière jusqu'à un autre village où il y a les ruines d'un stade de corrida. La ballade était bien, parsemée de jolis points de vue et d'exerciseurs publics avelesquels je me suis amusée un certain temps jusqu'à ce que je me détruise un tibia... Le village à la fin était un ancien complexe touristique construit dans les années 1900 par un Espagnol, mais dont il ne reste maintenant que les vestiges des beaux bâtiments. On est revenus tranquillement vers Colonia, juste à temps pour manger. Il faut dire que depuis l'Uruguay, on a adopté leur heure des repas: on dîne vers 14-15h et on soupe vers 20-21h!

On est retournés à l'hôtel le temps de prendre nos bagages, on a sorti encore de l'argent US au cas où, puis on est partis vers le port, après notre achat de 14 paquets de Chiclets pour écouler notre argent! Encore un pays où on a réussi à sortir sans aucunemonnaie locale! D'ailleurs, on compte créer l'indice économique Chiclets, qui, à la manière de l'indice BigMaC, permet au voyageur de comparer le coût de la vie entre les destinationsvoyage!

Le port flambant-neuf de Colonia est très bien organisé, on passe les douanes d'Urguay et d'Argentine en même temps, juste avant la salle d'embarquement! Le bateau était bien, quoique pas trop enchanteur avec ses sièges d'avion et l'interdiction de sortir sur les ponts... Aussi, il y avait une télévision qui présentait les vidéoclips les plus explicites jamais conçus...

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L'hypersexualisation en Amérique du Sud

L'utilisation sexuelle de l'image de la femme est omniprésent en Amérique du Sud:
- Chaque publicité ou presque contient du sexe, genre que c'est une secrétaire cochonne qui propose un forfait de cellulaire(comme dans le métro à Medellin, en Colombie)
- Principalement en Bolivie et Pérou (des pays abritant pourtant une bonne population autochtone relativement prude et conservatrice)presque chaque magasin avait son calendrier avec des photos de filles sexy
- Les maillots de bain brésiliens... L'endroit pour voir le plus de fesses par km carré!
- Chaque kiosque de journaux a plusieurs rangées de Playboy(ou l'équivalent plus hardcore) à la hauteur des yeux!
- Les Colombiennes sont reconnues pour leur beauté... qui est malheureusement souvent siliconée: augmentation mammaire, implants fessiers... Et il paraît que recevoir une chirurgie esthétique du nez lors de la grande fête organisée pour les 15 ans des filles est un cadeau populaire!
Je sais pas si c'est une conséquence du machisme mais la sexualité semble moins tabou ici!
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Le traversier qu'on a pris était moins cher que la plus grande des compagnies. On a compris pourquoi: plutôt que de nous laisser au port principal, on s'est ramassés dans un autre plus loin. On a marché un peu sans arriver à se retrouver sur la carte alors on a demandé l'aide de deux Argentins. Ils étaient vraiment gentils, nous ont fait du change pour l'autobus (et onrefusé de prendre notre argent en insistant pour payer). On pensait se rendre chez notre amie Julia à pied mais comme on n'était pas descendus à l'endroit prévu, on n'avait pas le choix. En effet, on se trouvait dans "la Boca", le quartier le moins sécuritaire de Buenos Aires, là où il ne faut jamais aller sauf dans le coin des attractions touristiques! On ne trouvait pas que ça avait l'air si pire, mais on a quand même pris le bus et on s'est rendus sans problème chez notre amie Julia qui nous hébergeait pour les 2 prochaine nuits!

La belle Buenos Aires pour la prochaine fois!

jeudi 19 décembre 2013

Montevideo

Que tal compadres, todo bien? Ahora yo, François, les conto nuestra visita a Montevideo!

Bon, je vous le dis tout de suite: j'ai passé grosso modo un mois en 2006 à Montevideo, et durant notre passage là-bas dans ce voyage-ci j'étais tout content de revoir ce que j'avais connu! OK, je gossais un peu Mémé quand je lui disais "ah oui, je suis déjà allé ici!" mais bon... Sérieusement, en presque 8 ans, ben... ça n'a pas énormément changé! Et en quelque part, c'est bien comme ça, parce que j'avais bien aimé cette ville!

On est arrivés à Montevideo vers 18henviron. On a dit au revoir aux Allemandes qui nous accompagnaient depuis Punta del Diablo, puis on a pris le bus vers le centre-ville, où on comptait trouver un endroit pour dormir. Le Lonely Planet décrit Montevideo comme étant la petite soeur de Buenos Aires, et honnêtement c'est une comparaison plutôt juste. De la fin du XIXe siècle au milieu du XXe siècle, en raison de l'exportation de viande bovine,  l'Uruguay était un pays développé et riche, dont le niveau de vie se comparait avantageusement à celui de l'Europe. L'immigration européenne (notamment italienne) et ces années d'opulence se reflètent sur l'architecture de la ville: les nombreux bâtiments construits à cette époque sont richement ouvragés et rappellent les vieux immeubles de Paris. Les platanes matures qui ornent la plupart des rues en font en outre une capitale très agréable à parcourir. Par contre, "modernité" et paupérisation obligent, on trouve aussi dans la ville nombre d'édifices moches et ternes en béton, et plusieurs beaux édifices anciens sont aussi laissés à l'abandon. Bref, à Montevideo, on croirait marcher dans une version un peu décrépite de Paris. On est loin du lustre de Buenos Aires, mais les deux villes ont effectivement beaucoup de points en commun, "urbanisitiquement" parlant!

En débarquant de l'autobus sur l'une des grandes places, on a été magasiner quelques hôtels dans la vieille ville. On a fait une première place où la dame nous a fait visiter la chambre. C'était un peu cher, alors on a dit gentiment qu'on allait y penser.   Habituellement, quand on dit ça, les gens nous répondent poliment "d'accord, pas de problèmes", mais là, la madame est allée beaucoup plus loin en nous disant: "Oh oui, c'est ça qu'il faut faire, il faut magasiner les chambres d'hotel, et si vous en trouvez une moins chère et qui vous offre le déjeûner en plus, c'est celle-là qu'il faut prendre!"! On était bien étonnés de cette franchise, pas nécessairement bonne pour ton propre commerce mais certainement très aimable pour les clients haha! Au final, on a dormi à l'hostel du coin, mais juste pour son honnêteté on a été tenté de choisir plutôt son hôtel! C'est à ce moment-là qu'on s'est rendus compte qu'on aime généralement mieux l'ambiance des auberges de jeunesse à celle des hôtels. Dans les hôtels, en fait, il n'y  a généralement pas d'ambiance: c'est froid, tu vois la réceptionniste à l'arrivée et au départ, tu ne parles à personne d'autre et tu dors dans ta chambre sans être dérangé. Le plus dans un hôtel, c'est justement cet aspect"privé", i.e. que tu puisses avoir la paix dans une chambre que tu ne partages pas avec 10 autres backpackers. Quand tu voyages en couple, ça fait parfois du bien! Par contre, un hostel offre décidément plus en termes de services adaptés au type de voyageurs que nous sommes: ils ont ainsi wifi et ordinateurs à disposition, ils ont un endroit pour que tu puisses faire ton lavage, ils ont une cuisine pour que tu puisses te faire à manger, tu peux leur laisser tes sacs, ils peuvent te renseigner sur un tas de trucs pertinents pour toi (horaires de bus, argent, etc.)... Et en plus l'atmosphère est clairement moins austère: c'est toujours plaisant de rencontrer d'autres voyageurs! Notre conclusion: quand c'est possible et abordable, le meilleur des 2 mondes est d'avoir une chambre privée dans une auberge de jeunesse!

Après avoir déposé nos choses, il était rendu bien tard et on mourrait de faim, alors on est partis à la recherche d'un resto ouvert. Nous étions samedi soir, dans la vieille ville touristique. On pourrait s'attendre à ce que plusieurs restos soient ouverts, non? Eh bien non: comme partout en Amérique du Sud, les fins de semaine et les soirs, iiiccchhh... pas facile! Malgré tout, on avait déjà spotté un resto où j'étais déjà allé et que je savais pas trop pire: le Don Peperone! On a mangé là une bonne pizza. Avec la viande de boeuf, les plats italiens sont aussi typiques de la bouffe uruguayenne (et argentine) en raison, justement, de la forte immigration italienne au début du siècle dernier. Bref, pizzas et pâtes sont excellents! L'Uruguay est aussi un pays où on a commencé à délier un peu plus les cordons de notre bourse. Parce que franchement, l'Uruguay, c'est cher (à mon grand étonnement, puisque dans mon souvenir c'était plutôt raisonnable, mais bon, c'était il y a 7 ans...). On peut facilement dépenser 10$-15$ et plus pour un plat au resto, et on peut difficilement trouver en bas de 6$-7$. Cela dit, on venait de passer 2 semaines à se limiter au Brésil en raison du prix de la bouffe, et on était un peu écoeurés. Alors on s'est dit qu'on pouvait se permettre un bon dîner ou souper par jour, et cuisiner le reste du temps pour atténuer l'impact financier!

Le lendemain, on s'est levés un peu tard, on a déjeûné longuement et on a fait nombre de tramites essentiels... du genre du lavage, de la planification de voyage, des courriels importants, etc... Il faut dire qu'en arrivant à Montevideo, on était complètement morts. Les deux semaines qu'on avait passé au Brésil depuis Rio avaient été plutôt éprouvantes, parce qu'on n'avait pratiquement pas arrêté et qu'on se déplaçait constamment pour voir le plus de choses possibles (ce qui supposait également une planification et une organisation de tous les instants pour rendre ça possible, ce qui pèse aussi beaucoup). Hormis Florianopolis et Rio, on a rarement dormi plus d'une nuit au même endroit avant de repartir en bus. Et selon notre expérience, pour une mauvaise nuit en bus, il faut au minimum une bonne nuit le lendemain, mais idéalement 2, pour compenser et être complètement opérationnel... La fatigue nous rendait ainsi plus irritables et on en est donc venus à la conclusion qu'il fallait impérativement ralentir le rythme sinon on allait trouver le reste du voyage bien moins agréable. À Montevideo, on est ainsi restés 3 nuits au final et on est partis très tard visiter la ville, et ça nous a fait un bien fou!

Bref, on est sortis en milieu d'après-midi pour débuter un petit recorido de la ville. Après avoir visité quelques jolies places, on a marché le long de la rue principale où on s'est arrêtés longuement dans un petit resto pour dîner. Au menu: le plat le plus typique d'Uruguay, le chivito. Un chivito est un genre d'hamburger, sauf qu'à la place de la boulette c'est un steak ou une poitrine de poulet. À tout ça s'ajoute une montagne de stock: tomates, salade, oignons, oeuf frit, olives, cornichons, fromage... et dans le cas d'un chivitos "canadiense" (!) on ajoute aussi du jambon ou du bacon! Inutile de vous dire que c'est gargantuesque... et plutôt mauvais pour les artères! Vers la fin de notre dîner, on a commencé à entendre de la musique et à voir des gens défiler sur la rue. On est alors sortis pour découvrir qu'il y avait une parade des écoles du pays qui passaient avec fanfares et majorettes en plein milieu du centre-ville! Enfin un dimanche où il y avait de l'action!

On a regardé la parade un bon moment puis on l'a laissée pour marcher un peu dans le centre-ville, en s'arrêtant de temps à autre dans une belle place. Après un bon moment à déambuler dans les jolies rues ombragées parsemées d'arbres et d'Uruguayens buvant du maté sur leur perron, on est revenus sur la rue principale où la parade battait toujours son plein. Ensuite, on est allés chez Tata, la mal-nommée chaîne de supermarchés locale, pour acheter de quoi se faire un souper. Je fais une parenthèse ici pour vous donner un aperçu de la psychologie de Mémé en voyage et dans la vie en général. 6 ans d'expérience m'ont appris que tout moral méméesque déclinant peut être contré de deux manières: soit par l'ingestion IMMÉDIATE de nourriture, soit par la visite d'un supermarché. Tout ça pour vous dire que quand on va dans un supermarché en voyage, Mémé trippe comme jamais. J'avoue que je ne comprends pas (et que je ne comprendrai probablement jamais) l'effet particulièrement positif des supermarchés sur le moral de Mémé, mais bon... ça marche!

En revenant à l'hostel, on s'est fait de bonnes pâtes qu'on a mangées sur la terrasse au coucher du soleil (quand même classe non? En tout cas un peu plus que la madame qu'on a vu à un certain moment donné tituber sur le trottoir... disons qu'elle avait dû boire un peu trop de vino tinto!) On s'est ensuite payé un luxe: se coucher (relativement tôt)!

Le lendemain, on a jasé au déjeûner à une Brésilienne qui finissait un tour du monde de 2 ans et qui revenait lentement au Brésil, puis on s'est encore lancés dans les tâches à faire. Pendant que Mémé refaisait du lavage (oui, tout était sale), je suis allés m'informer sur les ferries vers l'Argentine. Pour aller à Buenos Aires, on peut soit contourner par la terre l'immense Rio de la Plata et le traverser là où il est moins large, ou mieux: le traverser en bateau! Notre plan était de passer de Colonia del Sacramento (Uruguay) à Buenos Aires (Argentine) en bateau, mais encore fallait-il réserver les billets sur Internet et magasiner les différentes compagnies  question de profiter du meilleur prix! On a été aidé dans nos démarches par le gérant de l'hôtel, un gars bien sympa possédant une shape de poire (je sais pas si vous voyez, mais il avait vraiment une forme de poire!) Nos paperasseries effectuées, on a dîné à l'hostel avec notre reste de pâtes, puis on est partis explorer la vieille-ville de Montevideo.

La vieille-ville de Montevideo est probablement le plus beau quartier de Montevideo: c'est là où les façades élégantes du siècle dernier sont les plus impressionnantes. Après une petite visite à la cathédrale, on s'est promenés sur la jolie rue piétonnière animée qui traverse la vieille-ville en 2 centre. (Je n'y étais jamais allé lors de mon précédent voyage, parce que c'était un voyage de CÉGEP en groupe et qu'on nous imposait des règles de sécurité plus strictes... Bon, c'est vrai que le coin peut devenir un peu moins agréable la nuit, mais le jour, aucun problème! D'ailleurs, avec l'Argentine et le Chili, l'Uruguay est l'un des pays les plus safes d'Amérique du Sud...) En déambulant, on s'est arrêtés à la poste où on a demandé s'ils avaient des timbres pour des cartes postales. La gentille employée s'est alors empressée de nous montrer différentes cartes postales, mais comme elles étaient chères on a dit qu'on allait y penser... L'honnêteté uruguayenne a alors encore frappé: "Oui, c'est vrai qu'elles sont un peu moches et chères, c'est mieux si vous faites le tour et en trouvez des plus jolies et plus abordables!" Haha!

On a ensuite obliqué par le vieux marché du port où on a été assailli par des serveurs qui nous invitaient tous à manger une parilla, puis on a marché dans des rues parallèles avant de s'arrêter dans une boulangerie. Là, on s'est gâtés en se régalant des pâtisseries les plus représentatives des pays du Cône sud (Uruguay + Argentine + Chili): un alfajor au chocolat et dulce de leche pour moi (deux biscuits couverts de chocolat avec du dulce de leche au milieu), et une pie de limon pour Mémé (une genre de tarte à la meringue et au citron)! Après avoir dégusté le tout sur une place publique, on a marché un peu hors du centre vers le splendide bâtiment du parlement (qu'on ne pouvait malheureusement pas visiter). Ce qui m'amène à vous jaser un peu de politique uruguayenne. Sur l'échiquier mondial, l'Uruguay ne pèse pas lourd. Néanmoins, en Amérique du Sud, l'Uruguay fait figure d'exception en  raison de son progressisme, dans un continent encore bien ancré dans le conservatisme et la tradition. Déjà, au tout début du XXe siècle, l'Uruguay fut l'un des premiers pays lationaméricains à séparer l'Église de l'État et à établir des filets sociaux minimaux. Ce fut aussi l'un des premiers États d'Amérique latine à donner le droit de vote aux femmes. Et encore, pendant tout ce temps le pays était dirigé par des gouvernements de droite! Comme tous les autres pays de la région, l'Uruguay a aussi connu des périodes de régression (notamment durant la dictature des années 1970-1980). Depuis 2006 cependant, le pays a élu pour la première fois de son histoire un gouvernement de gauche toujours au pouvoir aujourd'hui. Vous connaissez peut-être l'actuel président, Pepe Mujica? Si oui, vous savez que c'est un homme très humble, malgré son franc-parler et ses prises de bec occasionnelles avec les présidents argentins! Ancien tupamaro (les rebelles s'opposant à la dictature) ayant été torturé en prison, Pepe Mujica a été vite remarqué par la presse internationale par son style de vie inhabituellement modeste pour un chef d'État! En effet, il vit toujours sur sa ferme dans les environs de Montevideo,  il vient au travail dans sa vieille voiture et reverse 90% de son salaire à des oeuvres de charité! Il a récemment dit qu'il songeait à "adopter" une trentaine d'enfants pauvres pour leur faire profiter de son ranch! Tout un bonhomme! C'est sous son règne que l'Uruguay est aussi devenu l'un des rares pays au monde à autoriser la consommation, la culture et la vente (réglementées) de marijuana dans tout le pays! Il a aussi été l'un des premiers à autoriser le mariage gay il y a quelques années! Bref, l'Uruguay, aussi minuscule et peu important qu'il puisse paraitre, détonne avec ses politiques qui servent souvent d'inspiration à ses voisins!

Après notre visite des alentours du parlement, on a visité une jolie église avant de se diriger vers la Rambla, le « boardwalk » de Montevideo. C’est une promenade plutôt agréable en face du Rio de la Plata (quoique désespérément sans ombre, ce qui pesait un peu avec le soleil de plomb !) Il y avait aussi quelques plages en bas de la promenade où les gens prenaient le soleil et se baignaient courageusement dans l’eau brune et froide (et probablement plutôt polluée). On a fait un petit tour avant de revenir par la vieille ville, maintenant pratiquement déserte (n’oublions pas que nous étions dimanche). On a ensuite été manger dans un resto plutôt bon (qui se trouvait en fait à être le Club brésilien de Montevideo) où le plat venait avec un bon verre de tannat, le cépage le plus typique d’Uruguay !

En sortant du resto, on a couru vers l’hostel parce que le temps était soudainement devenu apocalyptique et qu’on avait mis du linge à sécher sur la corde ! On a tant bien que mal enlevé les vêtements de la corde alors qu’il pleuvait à verse et que le vent menaçait d’emporter nos bas dans la rue ! Passablement découragés, on a laissé nos choses à sécher dans la chambre, sachant qu’il était plus que probable que ce ne soit pas sec le lendemain alors qu’il faudra refaire les sacs pour repartir…

En déjeunant le jour suivant, on a rencontré un vieil Anglais bien gentil, qui nous contait qu’il était maintenant retraité et que son hobby de retraite était de voyager un peu partout ! Son accent était à couper au couteau, et son franc-parler contenait des expressions on ne peut plus British comme « Bloody Hell ! » Après avoir fait nos sacs (et avoir constaté que le linge était miraculeusement presque sec),  j’ai payé la chambre pendant que Mémé tentait de sortir (sans succès, malheureusement) de l’argent américain dans un guichet des environs. Le gérant en forme de poire a été assez aimable pour accepter de prendre un des vieux billets de 10 pesos qui datait du voyage de mes parents en Uruguay il y a 10 ans, et que j’ai été incapable de refiler parce qu’il n’avait officiellement plus cours légal aujourd’hui !

Ensuite, on a pris le bus vers la gare, en s’en voulant dès qu’on est montés parce qu’on s’était rendus compte qu’on avait oublié notre reste de pâtes dans le frigo de l’hostel… Enfin, tant pis ! Aspect cocasse : en Uruguay, des affiches dans les bus interdisent aux gens de boire du maté dans les transports en commun pour des raisons de sécurité (eau bouillante + bombilla en métal) ! Avant d’aller acheter nos billets à la gare, on a fait le plein de fruits au supermarché où on a attendu suuuuper longtemps aux caisses ! Je sais pas pourquoi, mais dans tous les supermarchés d’Amérique du Sud, il y a souvent genre 3 caisses ouvertes alors qu’il en faudrait clairement 30 vu le nombre de gens qui attendent, et en plus le processus est invariablement lent et compliqué… En plus de la caisse, il faut faire peser le pain, les légumes, les fruits… mais pas tous (allez savoir comment on fait pour dire qu’un avocat on le pèse mais pas un pamplemousse) ! La lenteur, l’aspect laborieux de toute tâche et le laisser-aller en général sont peut-être des clichés latino-américains, n’empêche, ils ne sont pas sans fondements ! Un aspect sympa du supermarché par contre, c’est le fait qu’ils emploient des trisomiques pour certaines tâches, genre peser les fruits et les légumes. Naturellement, par contre, ça ne contribue pas à accélérer le passage déjà peu rapide à l’épicerie, mais bon, on ne peut pas vraiment leur en vouloir !

Ensuite, on a cherché à acheter nos billets de bus. Preuve numéro 3 de l’honnêteté uruguayenne : ce dialogue entre Mémé et un employé d’une compagnie de bus (appelons-la la compagnie ABC):
- Mémé : À quelle heure est le prochain bus pour Colonia ?
- Employé ABC : À 12h. Mais tu es mieux de partir avec la compagnie XYZ, ils partent dans 5 minutes !
- Mémé : Euh… ok, merci !

Bref, on s’est rendus au comptoir de cette autre compagnie. Il était 11h31, et le bus partait à 11h30 ! « Pas grave, il reste de la place, embarquez ! »  Et on est partis 5 minutes plus tard ! Il y a quand même des avantages au proverbial retard latino-américain !

Colonia pour très bientôt !!

lundi 16 décembre 2013

Punta del Diablo

Hola! Ici François!

Vers 6h30 du matin, dans le bus, je me suis fait longuement secouer par quelqu'un qui voulait vraiment me tirer de mon sommeil. J'étais convaincu que c'était Mémé et j'étais déjà prêt à lui faire une face bête du genre "quoi, qu'est-ce que tu veux?"... quand j'ai ouvert les yeux pour apercevoir notre tripulante qui devait bien tenter de me réveiller depuis 2 minutes pour me dire qu'on approchait de San Carlos et me demander si on voulait un déjeûner! J'ai laissé Mémé dormir comme un loir jusqu'à l'arrivée de notre déjeûner (alfajores, craquelins et café), et c'est à ce moment que François Lagaffe s'est réveillé en moi et a réussi à renverser un verre de boisson gazeuse semi-plein par terre et sur les souliers d'un monsieur à côté de nous... En fait, il y avait genre une goutte qui avait sali le soulier (que j'ai nettoyé): le monsieur ne semblait pas vraiment s'en préoccuper outre mesure, mais sa femme, une espèce de mégère, semblait vraiment capoter... En tout cas, reste tout de même que tenter de mettre un verre de café dans un porte-gobelet déjà occupé par un verre de boisson gazeuse dans un bus qui bouge, ce n'était peut-être pas la meilleure idée... En déjeûnant, on a constaté que l'environnement avait changé: au lieu des grandes plaines caractérisant les alentours de Porto Alegre, on voyait à présent des paysages vallonneux de grands champs entrecoupés de troupeaux de vaches et de bosquets d'eucalyptus. Je suis allé en Uruguay en 2006, soit presque 8 ans plus tôt, et c'est de ce type de joli paysage rural que je me souvenais en ce qui concerne l'arrière-pays!

Peu de temps après, on est arrivés à San Carlos, cette petite ville uruguayenne que n'indiquait aucune des cartes que nous avions. En débarquant du terminal, nous n'avions qu'un seul but: trouver un guichet automatique pour nous renflouer en pesos uruguayens, le seul but de notre visite ici. Ça s'est fait très facilement et on s'est dit qu'on irait s'acheter un fruit pour compléter notre peu nutritif déjeûner. Quand on a voulu payer avec notre billet de 1000 pesos (la seule chose qu'on avait) nos fruits à 10 pesos au total, la dame a préféré nous les offrir plutôt que s'arracher les cheveux à trouver du change! On a ensuite déjeûné tranquillement sur la jolie place centrale pleine d'arbres. Ça paraissait qu'on était plus au sud ici, à la fin du printemps: les matins étaient bien plus frisquets qu'au Brésil! San Carlos était une bourgade de province plutôt plaisante au final, mais, hormis voir la place centrale, il n'y a strictement rien à y faire pour un touriste. Par contre, notre arrêt obligé là-bas nous a permis d'avoir un premier aperçu de la vie quotidienne en Uruguay, et notamment du maté. Pour ceux qui ne connaissent pas, la yerba maté (prononcez "cherba maté") est une plante poussant au Paraguay, en Uruguay, au nord de l'Argentine et au sud du Brésil. Les Argentins, les Uruguayens, les Paraguayens et les Brésiliens de l'extrême-sud du pays la consomment en quantité phénoménale. L'herbe est infusée à la manière d'un thé, mais la manière de boire ce genre de tisane diffère complètement. En effet, on prépare un maté en bourrant d'herbe un petit récipient (souvent une moitié évidée de petite courge, ou un genre de bol en bois) appelé également maté, on y ajoute de l'eau chaude puis on aspire le liquide amer à l'aide d'une genre de paille de métal appelée bombilla (prononcez "bombicha"). Le buveur boit tout le liquide contenu dans le maté, puis recommence le processus ad nauseam. Souvent, boire du maté est un rituel social: entre amis ou collègues, par exemple, tout le monde boit en se passant le maté à tour de rôle, tout en jasant. Les Uruguayens seraient les plus grands consommateurs au monde de cette boisson typique, et ils en boivent en effet partout: dans la rue, dans les parcs, sous le porche de leur maison, dans la voiture...  Il est ainsi très fréquent de voir des Uruguayens se balader sur la rue en sirotant leur maté, thermos d'eau chaude sous le bras! Sinon, l'autre aspect qu'on remarque immédiatement en arrivant en Uruguay, c'est l'accent. Les Uruguayens et les Argentins parlent un espagnol très différent du reste de l'Amérique latine, qu'on appelle l'espagnol rioplatense ("du rio de la Plata", qui sépare l'Uruguay de l'Argentine). La principale caractéristique de cet espagnol particulier est de transformer tous les "y" et les "ll" en "ch". Ainsi, ce n'est plus "yo me llamo François" mais "cho me chamo François"! La "lluvia" (la pluie) devient la "chuvia", la "llave" (la clé) devient la "chave", etc... Et ici, pour apostropher quelqu'un, on ne dit pas "hey!" mais bien "che!"! C'est d'ailleurs parce qu'il parlait un espagnol si différent de ses compatriotes révolutionnaires cubains qu'Ernesto Guevara, originaire d'Argentine, s'est mérité le surnom de Che Guevara!

En revenant au terminal, on s'est rembarqués pour un deux heures de bus en direction de la station balnéaire de Punta del Diablo, en s'arrêtant en chemin dans quelques mignonnes villes de campagne. Enfin, on est arrivés à Punta del Diablo. En débarquant, on n'avait strictement aucune idée de l'endroit où on dormirait, et on a donc suivi un gars qui voulait nous montrer son hostel, même si on abhorre ce type de pratique habituellement... Il faut dire qu'on était en basse saison et que de nombreuses auberges étaient fermées... Finalement,  comme c'était plutôt bien, on a décidé d'y rester.  Comme on n'avait pas pris de douche depuis Florianopolis, ça a été une de nos premières actions! On a ensuite jasé un peu avec un Américain qui était ingénieur à Miami et dont l'horaire (et le salaire) lui permettait de voyager souvent mais pas longtemps. Il avait été ainsi plein de fois un peu partout en Amérique du Sud, mais jamais pour bien plus d'une semaine... Quand même pas mal!

Punta del diablo est un drôle d'endroit. Ce n'est pas vraiment un village, mais plutôt des dizaines de cabanes, d'hostels et de chalets faisant face à la mer. Les rues sont en terre battue et il y a définitivement une atmosphère de party-de-plage-hippie qui flotte dans l'air. La plage en soi face au village n'est pas si extraordinaire (surtout après les plages du sud du Brésil): elle est plutôt petite et limitée par des dunes et des rochers. En outre, la couleur de l'eau rappelle l'Amazone... C'est qu'ici, on est tout près de l'embouchure du Rio de la Plata, une immense rivière qui prend sa source dans la jungle et qui charrie aussi des tonnes de sédiments... En somme, Punta del diablo n'est pas un endroit moche pour autant, c'est même sympathique et très relax et tout, mais c'est juste peut-être pas tout à fait notre genre de plage... Comme il n'y avait pas vraiment de restos ouverts pour dîner, on a plutôt acheté du pain et du fromage qu'on a mangé sur la plage. Il avait beau faire gros soleil, la plage était balayée par un vent bien frisquet! Il faut dire qu'on était encore au printemps, et qu'il fait apparemment bien plus chaud en été! Cette brise froide a été le coup de grâce pour Mémé, qui n'avait déjà pas beaucoup aimé l'atmosphère de Punta del Diablo... Heureusement, ça a changé quand on a trouvé une petite plage dans les dunes, entre 2 rochers, où on était protégés du vent! On restés là pendant une bonne partie de l'après-midi, à vedger au soleil (et à me re-faire battre plusieurs fois aux dames). Après un certain temps, on s'est mis à marcher à travers les dunes. On s'est ensuite retrouvés sur une longue plage quasiment déserte (et bien plus belle que celle faisant face à Punta del diablo), qui faisait partie d'un parc national tout proche, et sur laquelle on a marché pendant au moins 2 heures jusqu'à un petit promontoire où on avait une très belle vue des alentours. On est revenus à la noirceur à l'hostel, en se disant qu'il devait être 18-19h... alors qu'il était plutôt 21h! En Uruguay, l'été, le soleil se couche à 21h! On a pas encore compris comment ça se fait, parce qu'il se lève aussi très tôt... Quelqu'un a une explication?

En tout cas, comme on n'avait pas envie de chercher des heures un improbable resto ouvert, on s'est plutôt préparés de la soupe en sachet (miam miam!). Il y avait un party dans l'hostel ce soir-là (avec Dj Papy aux commandes haha), alors je suis resté debout en profiter un peu, alors que pour sa part Mémé était allée se coucher.

Le lendemain matin, on s'est levés tard, on a déjeuné lentement puis on a marché un peu le long du bord de mer dans le village. On est revenus chercher nos sacs avant d'aller manger un sandwich-milanesa dans un petit stand près de l'arrêt de bus. Les proprios étaient des Français (!) qui étaient des restaurateurs dans un village du sud de la France. Comme durant l'hiver là-bas ils n'avaient presque pas de clients, ils avaient décidés de passer 6 mois par année à Punta del diablo pour profiter de l'été austral tout en continuant de se faire des profits! Brillant non? En attendant le bus, on a jasé un bout avec 2 Irlandaises que j'avais connu la veille, de même qu'avec 2 Allemandes avec qui on prenait le bus pour Montevideo. Le trajet de bus en soi s'est fait rondement, à travers les jolies collines de l'arrière-pays!

À bientôt!

dimanche 15 décembre 2013

Gramado

Salut! Ici Mémé pour notre dernière épopée au Brésil!

Pour quitter le Brésil et se rendre en Uruguay, le chemin est assez long. On a eu la chance de trouver une compagnie qui faisait Florianopolis-Gramado, puis on allait après se rendre à la ville la plus proche (Porto Alegre) pour finalement passer en Uruguay. Le tout dans le but d'optimiser les nuits de bus! Gramado est un village hors du trajet touristique commun, mais si vous en parlez aux Brésiliens du sud, tous vous confirmeront avec un regard de jalousie à quel point c'est beau! On avait aussi envie d'y aller en particulier parce que c'est totalement différent de ce qu'on a pu voir durant tout le voyage. En effet, il s'agit d'un village fondé par des immigrants suisses, qui ont reproduit l'architecture classique suisse dans un petite vallée entre quelques collines!

L'autobus a fait la run de lait des villages durant la nuit et nous n'étions finalement que trois à descendre à Gramado le lendemain. On a déjeuné avec une genre de brioche dont je ne me rapelle plus le nom, qu'on a mangée dans un petit parc. C'est là qu'on s'est rendu compte qu'en plus de l'architecture "chalet suisse" à laquelle on s'attendait, il y avait vraiment un abus dans les décorations de Noël! Il y en avait partout: sur les lampadaires, au-dessus des rues, des sapins à chaque coin de rue, des rennes et des casses-noisette en bois décorés dans les places de stationnement... C'était pas mal quétaine même...

On s'est promenés dans les rues de la ville, qui a une ambiance assez européenne
même si c'est parfois à la limite de paraître artificiel, un peu comme le village de
Mont-Tremblant. C'était malgré tout agréable! L'action était surtout dans le
centre-ville, et c'est là qu'on a enfin compris ce qui se passait: Gramado a
officiellement le plus grand festival de Noël du Brésil! De début décembre à
mi-janvier, il y a des festivités de Noël à chaque jour! D'ailleurs, on salivait déjà à l'idée d'aller voir le défilé de l'après-midi!! Question d'entrer nous aussi dans la
magie de Noël, on s'est rendus au village du Père Noël, qui abritait à la fois un point de vue sur les environs où on souhaitait aller de toute façon. Malheureusement, on trouvait le prix d'entrée trop cher pour cette "attraction" qui ne semblait pas si extraordinaire de ce qu'on pouvait voir de l'extérieur. On a donc marché un peu plus loin pour tenter de trouver un autre point de vue, d'où on a pu observer les jolis environs de la ville!

En fin d'avant-midi, on est allés prendre un café pour se creuser l'appétit. Ça allait être nécessaire parce qu'on avait prévu aller manger une grosse et grasse fondue au fromage!! Dans un mignon resto, on nous a servi (en plus du pain), des saucisses, des brocolis et des jujubes à la goyave(?). C'était bien bon, et c'est avec 5 livres en plus qu'on s'est rendus vers la parade de Noël. On est d'abord passés par une église luthérienne au haut d'une coline qui nous donnait une jolie vue sur la ville.

La parade était assez petite (les vrais défilés sont le soir), mais c'était quand même bien amusant. Il y avait trois chars allégoriques, deux mascottes (ours brun et koala(?)), le Père Noël habillé comme s'il faisait -20°, une fanfare, et mon coup de coeur, une personne dans un costume de Père Noël de forme conique! En vraies groupies, on a suivi le cortège tout au long de son parcours. Il s'est arrêté un certain temps sous le toit du marché public pour que les gens puissent prendre des photos, pendant que la fanfare s'amusait à encercler des gens au hasard. C'était bien drôle!

Puis, on a marché encore dans le village, on s'est dirigés vers un autre village du
Père Noël, qui était plutôt un ramassis de stands qui vendaient des babioles de
Noël... On a finalement pris le bus vers Porto Alegre, qu'on n'a pas vraiment visité puisque notre prochain autobus partait dans pas trop longtemps. Après avoir cherché dans tout le terminal quelque chose à manger qui entrait dans notre budget, on a acheté nos traditionnels Chiclets pour finir tous les reals qui nous restaient! C'est toujours ça notre truc: les Chiclets (les paquets avec juste deux gommes) sont tellement pas chers qu'on arrive presque toujours à écouler toute la petite monnaie qui nous reste (quand on réussit à bien calculer nos affaires) quand on sort d'un pays! On s'est rendus au comptoir de la compagnie avec laquelle on partait vers l'Uruguay, pour se rappeler que Murphy aimait faire des blagues: "il y a 5 reals de frais d'embarquement à payer immédiatement". Raaaaaah on a écoulé TOUT l'argent qu'on avait!!! Même quand on prévoit tout et qu'on fait tous les efforts, on dirait qu'il arrive toujours un truc imprévisible! On a heureusement pu payer avec la carte de crédit.

Après s'être fait empoisonner par la cigarette d'une madame, on est montés à bord de l'autobus, en s'assurant que l'hôtesse allait nous réveiller quand on serait à Punta del Diablo. Tranquillement, François feuilletait le guide de voyage quand il a lu qu'il n'y avait pas de guichet automatique à Punta del Diablo! Et on avait plus aucun argent, sauf 40$US qu'on garde au cas où...!! Je suis allée voir le chauffeur et l'hôtesse (heureusement qu'ils parlaient espagnol!) pour leur faire part du problème. Après moult discussions, on est venus à la conclusion que le mieux serait qu'ils nous déposent à la ville après Punta del Diablo (San Carlos), où il y aurait plus probablement un guichet. Et s'il n'y en avait pas, on aurait assez avec l'argent US pour se rendre à Montevideo, la capitale... Raaaah! C'est un peu stressés qu'on s'est endormis!

jeudi 12 décembre 2013

Florianopolis

Saaalut! Comment ça va? C'est François!

L'autobus qui nous ramenait de Foz do Iguaçu en était un où on devait rester passablement longtemps (15h de trajet), et comme on était partis à 20h la veille, on ne devait pas arriver à destination (Florianopolis) avant midi au moins. Comme toujours, Mémé a profité de ce temps-là pour dormir comme un bébé, alors que pour ma part j'avais les yeux grands ouverts depuis 7h... Notre bus presque vide (on devait être genre 8 passagers, dont un enfant qui s'est bien amusé à renverser ses chips en forme de bacon partout dans l'allée) s'est arrêté à plusieurs endroits avant d'arriver. L'une des villes digne de mention est Joinville, un endroit où l'Allemagne rencontre bizarrement le Brésil. L'architecture de la ville rappelle en effet davantage un village bavarois qu'une ville brésilienne! En fait, l'extrême-Sud du Brésil a connu de grandes vagues de colonisation allemande, italienne et suisse (mais surtout allemande) à la fin du XIXe siècle. Les nouveaux immigrants ont voulu reproduire l'architecture de leur pays natal et c'est ce qui explique que Joinville et d'autres villages des environs aient des maisons et des édifices si différents! De plus, dans certains villages de la région, une majorité d'habitants parlent toujours allemand, même si tous parlent aussi le portugais. Bref, c'est une petite communauté qui a gardé ses coutumes (y compris bières et saucisses), même perdue au Brésil!

En arrivant à Florianopolis (Floripa pour les intimes, décidément les Brésiliens aiment bien raccourcir les noms de leurs villes), on a d'abord passé un bon moment à acheter nos billets de bus pour nos prochaines destinations, puis on est sortis sous la pluie chercher quelque chose à manger. On a fini par trouver un resto plutôt bon (quoique plus cher que d'habitude) dans le vieux marché mignon de la ville. On le confesse: on n'a pas beaucoup visité Floripa, sauf cette fois-là et en bus par la suite, mais ce qu'on en a vu nous a semblé une ville bien agréable. La raison? Florianopolis est en fait la ville à laquelle on accède en premier en arrivant sur l'île de Santa Catarina via le grand pont qui la relie au continent. Et ce qui est le plus beau à visiter à Floripa, ce n'est pas la ville elle-même, mais l'intérieur de l'île, ses lagunes et ses plages, toutes à une heure de bus du centre!

Après avoir mangé, Mémé a signifié son dégoût de la cigarette à un client fumeur qui n'a pas beaucoup apprécié  puis on est partis trouver notre bus vers l'autre côté de l'île. (Note: pour ceux qui l'ignorent, Mémé a une sainte horreur de l'odeur de la cigarette et n'hésite pas à se boucher le nez, à s'éventer avec ses mains, à faire des faces de révulsion et à crier très fort "Ça pue!" ou l'équivalent quand d'aventure de la fumée secondaire échoue dans ses narines. Inutile de vous dire que les fumeurs,  quand ils remarquent le manège, ne réagissent pas toujours bien! Dans le cas qui nous occupe, le gars visé par les simagrées de Mémé, visiblement outré, s'est mis à nous dire qu'il était dans son droit de fumer sur la terrasse extérieure où nous nous trouvions (ce qui était vrai)... En tout cas... C'est dur, parfois, d'avoir une blonde en médecine, malgré la noblesse de son combat contre la nicotine!) (Mémé: bon j'ai encore une fois l'air mal élevée. Mais tsé, je me dis que les gens ont le droit de choisir volontairement de puer, d'avoir les dents jaunes et de mourir d'un cancer des poumons, mais ils n'ont pas à imposer aux autres leur envie de mourir jeunes...)

Notre bus nous a mené, à travers les montagnes centrales de l'île, à une grande lagune au bord duquel se trouvait un petit village. À Foz do Iguaçu, on avait rencontré deux Allemandes qui nous avaient chaudement conseillé d'aller dormir à Floripa  dans un hostel qu'elles décrivaient comme l'un des meilleurs qu'elles aient fait en Amérique du Sud. Face à tant de louanges, on avait décidé d'y aller nous aussi. Verdict: un très bon hostel, mais de là à dire que c'est l'un des meilleurs, peut-être pas... La localisation était néanmoins extraordinaire: sis au sommet d'une petite montagne, on avait des vues sublimes sur la lagune et les montagnes autour! L'hostel en soi musclait aussi les mollets: il était organisé en différents bâtiments le long d'une pente à 45 degrés, et on dormait dans le dortoir tout en bas alors que la réception était au sommet! Comme on était arrivés en fin d'après-midi, on n'a pas fait grand'chose du reste de la journée: on est allés au village acheter à manger, je me suis baigné dans la petite piscine de l'endroit, on a cuisiné, on a écrit le blog.... Et on a aussi profité de notre caipirinha gratuit en regardant le coucher de soleil! Il y avait aussi une bonne ambiance dans l'hostel et on y a rencontré plein de gens sympas, notamment un Irlandais en voyage pour quelques mois, tout ébahi quand on lui a dit, au détour de nos conversations, qu'on avait été dans les Stans et dans les Guyanes, de même qu'un surfeur australien barraqué qui avait travaillé dans la construction partout dans le monde.

Les deux journées suivantes furent très relax... Le lendemain, on a déjeûné lentement avant d'éventuellement partir à pied vers l'une des plages. On a marché un bon moment sur la route, en s'arrêtant à un point de vue en passant, avant d'obliquer vers la mer à travers un village où on a désespérément cherché un resto ouvert où manger! Le salut s'est finalement présenté à nous sous la forme d'un resto de buffet à volonté assez ordinaire, mais suffisamment correct pour vaincre la faim! Mémé a beaucoup aimé le concept du resto d'en face, qui se présentait comme un buffet de desserts! Malheureusement, c'était très cher et pas à volonté, mais autrement ç'aurait été le nirvana pour la boulimique de crême glacée qui gambade à mes côtés en Amérique du Sud depuis quelques mois! Une fois rassasiés, on  s'est lancés à l'assaut de l'interminable plage de sable blanc (oui, il y a des tâches plus ingrates dans la vie, j'en conviens). Outre une première section où il y avait plus de monde, le reste de plage était pratiquement désert et on l'a donc eu presque pour nous tous seuls! On s'est promenés longuement, on a observé des pêcheurs tenter de haler un lourd filet vers le rivage, on s'est amusés à faire détaler les crabes, je me suis baigné dans les grosses vagues et j'ai lu un bon moment pendant que Mémé faisait des sculptures en sable (ses oeuvres, qui seront bientôt exposées au Louvre, comprenaient notamment un bas brun censé représenter mon avenir de fonctionnaire ennuyant, un portrait très réussi de Gustave, de même qu'une magnifique pyramide triangulaire sur un socle hexagonal et surmontée d'un coquillage en forme d'oreille). Bref, on a eu bien du plaisir sur la plage!

On est revenus en bus en souriant en regardant le chauffeur attendri appuyer sur différentes manettes qui faisaient un gros "Pssschit!" pour amuser un handicapé mental assis dans les premiers bancs! À l'hostel, on est arrivés juste à temps pour notre cocktail gratuit (on avait droit à un caipirinha gratuit par jour, entre 19h et 20h), qu'on a bu en regardant le soleil se coucher près de la piscine et en jasant à 2 Paulistanas en vacances bien gentilles et à une Suédoise qui venait tout juste d'arriver. On leur a parlé un bon moment dans la soirée et on a soupé avec la Suédoise, avant de faire des courriels et d'écrire le blog. Dans notre dortoir, on a aussi connu deux Mexicains particulièrement sympathiques, qui étaient en vacances pour deux semaines dans le sud du Brésil!

En se réveillant le lendemain, on s'est vite rendus compte que la température pluvieuse n'allait probablement pas être des plus propices à une autre journée de plage... On a malgré tout profité d'une accalmie pour aller faire un tour sur une autre plage toute proche, très jolie aussi, où on a joué aux dames sur le sable en regardant la mer... Et non seulement une de nos parties a été une nulle, mais j'ai aussi gagné pour la première fois (ok, avant de me faire battre 2 autres fois de plus, mais quand même là!)!! (Mémé: depuis Bélem, on a converti notre jeu d'échec aimanté en jeu de dames, parce que je trouve ça plus amusant que les échecs. Et en plus, contrairement aux échecs où je perds tout le temps, je gagne quasi à tout coup contre François, mouahaha!) Par contre, il s'est vite remis à pleuvoir, ce qui nous a forcé à évacuer la plage... non sans avoir la surprise de voir une chouette perchée sur un bout de bois à côté du sentier d'accès à la plage!

Puisqu'il continuait à faire maussade, on a fait contre mauvaise fortune bon coeur et on a dîné à l'excellent buffet à volonté de l'hostel avec la Suédoise et les 2 Mexicains. Les Mexicains avaient loué une voiture pour tout leur séjour et partaient le jour même pour Ihla Grande (près de Paraty). Comme la Suédoise comptait aussi s'y rendre, il avaient offert de l'y amener en voiture. En riant, la Suédoise nous décrivait la réaction de type "t'es sûre que c'est une bonne idée?" qu'avait eu sa mère quand elle lui avait dit plus tôt par Skype qu'elle partait finalement pour deux jours dans une voiture avec 2 Mexicains qu'elle venait de rencontrer! Haha! Ensuite, quand ils sont partis (et après m'être resservi 60 fois du dessert parce que c'était trop bon), on a passé ce qu'il restait de l'après-midi à écrire le blog devant la grande fenêtre panoramique et le paysage magnifique qui s'offrait à nous malgré la pluie! Ça s'est finalement dégagé en début de soirée, et on a même eu droit à un autre caipirinha gratuit même si on avait "checké-out" le matin même!

Enfin, vers 20h, on a pris le bus public vers Floripa, question de s'y rendre à temps pour prendre notre bus de nuit vers Gramado, un village plus au sud. J'ai stressé tout le long du trajet parce qu'on était partis un peu trop tard et qu'on est arrivés vraiment juste à la gare (non sans avoir fait un tour de Floripa-by-night en bus)... mais finalement, notre bus a eu genre 40 minutes de retard (chose hautement inhabituelle au Brésil) alors je m'en suis fait pour rien! En attendant notre autobus, on n'a pas pu s'empêcher de penser que certains noms de compagnie de bus en portugais auraient peu de succès en français... Citons "Fofino" et "Urbanus" en tant qu'exemples! Et on s'est félicités de ne pas avoir pris de billets avec Paulobus, dont la flotte en entier était composée de déchets sur roues! Finalement, on a bien pu embarquer dans le bus, où on s'est vite endormis malgré notre journée plutôt exempte d'activités épuisantes!

Ne ratez pas la suite: Gramado! Au menu: maisons suisses, fondue et beaucoup trop d'esprit de Noël!

mardi 10 décembre 2013

Foz do Iguazu


Plongez avec nous dans les chutes d'Iguazu! Ce jeu de motvraiment moche dont la chute était prévisible vous était présenté par MP... En fait c'était l'idée de François, mais il n'osait pas se mouiller. Ok ça suffit les blagues sur les chutes d'eau...!

De bon matin, une fois arrivés, on a acheté nos prochains billets d'autobus puis on est partis avec bonheur visiter la magnifiqueville de Foz do Iguaçu! Non c'est pas vrai, il n'y a rien à faire dans cette ville, on y vient juste pour les chutes (mais c'est tout de même moins moche que la ville de Niagara Falls, et de loin). Après avoir laissé nos sacs à l'auberge de jeunesse on est partis en bus public vers l'autre attraction immanquable d'Amérique du Sud après le Machu Picchu. On peut visiter les chutes de deux côtés différents: le côté brésilien donne une vue d'ensemble des chutes alors que le côté argentin nous permet de s'avancer plus près. Comme lesdites chutes sont au milieu d'un parc national,du côté brésilien il faut s'y enfoncer avec des autobus à deux étages fournis par le parc qui permettent également d'observer la végétation du parc. Le premier point de vue sur les chutes est déjà impressionnant, même si on en voit qu'une section! De manière générale, les chutes d'Iguaçu sont en fait une série de chutes, de toutes petites à immenses, qui s'étendent sur probablement 1km au moins! À la différence de Niagara Falls dont les chutes sont continues pendant longtemps et entourées de falaises rocheuses, les centaines de chutes d'Iguazu sontséparées et entourées de végétation luxuriante! Juste pour ça c'est plus beau que Niagara selon nous! Les chutes sont grosso modo placées en forme de "L" et il est impossible de toutes les voir d'un coup à moins de faire un tour en hélicoptère...

Du côté brésilien, on suit un sentier qui nous fait voir différentes sections des chutes. On y rencontre aussi des coatis, des animaux trop mignons qui ressemblent à des ratons laveurs et qui pullulent dans le parc! Il n'y avait étonnament pas taaaant de monde que ça donc on a bien pu profiter du site! La visite culmine avec deux passerelles qui permettent de s'avancer au milieu de la rivière en bas des chutes (et de se faire mouiller jusqu'aux os bien sûr). Puis il y a un ascenseur qui t'emmène sur un point de vue plus haut, ce qui termine la visite!

Tout heureux de notre visite, on est repartis en bus vers la villeavec l'idée d'aller faire un tour à Ciudad del Este, la ville du Paraguay la plus proche de la frontière. (Les chutes d'Iguazu sont à la frontière du Brésil, de l'Argentine et du Paraguay). He oui on espérait encore aller au Paraguay! Vous vous souvenez qu'il nous faut un visa et qu'on trouvait que c'était cher payé pour un pays où il y a très peu à faire... On peut se rendre à Ciudad del Este sans visa, mais c'est une ville assez moche paraît-il car on y vient seulement pour acheter des babioles moins cher qu'au Brésil ou en Argentine. Le Lonely Planet nous a convaincu que ça ne valait pas la peine puisque en plus de ne pas être des plus sécuritaires, la ville devient morte en soirée... Le Vénézuéla et le Paraguay auront donc été officiellement hors de notre parcours en Amérique du Sud! La soirée a été bien relax à l'hostel (backup de photos, discussion avec le co-chambreur de dortoir de François qui n'arrêtait juste plus de parler, baignade dans la piscine, lavage...). Ha oui, on a aussi cherché un restaurant pendant 1h car figurez-vous que la ville était complètement morte même un samedi! Comme si ce n'était déjà pas assez pénible avec le dimanche! On a finalement mangé un shawarma, puisque la ville abrite curieusement une bonne communauté libanaise!


Pour visiter le côté argentin, on avait réser le transport avec l'hostel parce que ça revenait au même prix que le bus public et qu'on n'aurait pas à faire plein de correspondances. Et c'est dès le départ qu'on s'est rappelé pourquoi on n'aimait pas les tours organisés: on est partis avec 40 minutes de retard à cause de deux Allemands qui n'avaient pas sorti assez d'argent et qui ne semblaient pas du tout désolés de faire attendre tout le minibus... Et quand on est arrivés à l'entrée des chutes, le chauffeur nous a dit qu'il nous attendrait à 18:00. Eeeeuh, le gars à l'hostel nous avait dit qu'on REVENAIT à l'hostel à 18:00, pas qu'on partait à ce moment-là...! Et on avait un bus à prendre à 20:00 à la gare!On a calculé qu'on arriverait pile si on partait  à 18:00 exactement, en se laissant du jeu pour le temps passé aux douanes... On a supplié les autres d'être là à temps puis on est partis vers le parc stressés de rater notre bus qui nous avait coûté la peau des fesses (75$, vraiment cher pour un pays en voie de développement, fût-ce même le Brésil)!

Comme le côté argentin est plus grand, il y a un petit train qui relie les différentes sections du site. Dans la file d'attente, on a parlé à trois Argentins étudiants en médecine bien gentils, qui nous ont fait goûté à du "téréré", du maté mais fait avec de l'eau froide. On a aussi jasé avec une famille d'Argentins. La différence avec les Brésiliens était frappante: les Argentins sont plus avenants et paraissent d'emblée plus sympathiques que les Brésiliens qui nous ressemblent plus pour l'individualisme. Finalement, le petit train était vraiment n'importe quoi: on a dû attendre un bon 40 minutes pour faire 5 minutes de train à 5 km/h, puis on était obligés de descendre à la station suivante plutôt que de se rendre à la dernière comme on voulait! Comme les distances étaient plus courtes qu'on pensait, on a tout simplement décidé de marcher sur les sentiers à côté de la voie ferrée toute la journée! On était d'ailleurs l'attraction des passagers du train qui nous observaient avec attention et nous prenaient en photo... Le sentier était plutôt joli, et on avait les coatis et les papillons multicolores à nous tout seuls! Bref, on s'est rendus au plus loin du site, à la "garganta del diablo" ("gorge du diable"), une chute qui forme un 3/4 de cercle et qu'on ne peut pas voir du côté brésilien vu qu'elle est située au milieu de la rivière. Pour s'y rendre, il faut justement s'avancer au-dessus de la rivière via de longues passerelles. Ça nous permet aussi de voir de près le bout de la rivière qui est en haut des chutes, qui a l'air incroyablement calme comparé à ce qui se passe plus bas! Il y a aussi de petites îles où on peut s'arrêter et voir quelques oiseaux. Il y avait aussi une madame qui nourrissait un immense poisson, juste sous le panneau qui interdisait de nourrir les animaux... Quant aux chutes, on est juste au-dessus et ça nous donne un point de vue vraiment impressionnant! On peut voir à quel point le débit est fort, et ce n'est qu'une partie des chutesAprès s'être bien fait mouiller et avoir réussi à se faufiler hors du tapon de touristes (il y a plus de gens du côté argentin), on est revenus vers la terre ferme en jasant à deux touristes américains dans la cinquantaine qui nous ont abordé pour savoir quelle langue on parlait!

On a marché vers une autre section du parc, en s'arrêtant d'abord dîner (et observer les coatis qui essayaient de voler le lunch des gens!). Le sentier suivant nous a donné les vues les plusspectaculaires des chutesOn pouvait d'abord s'approcher de l'une d'elles, où il y avait un arc-en-ciel. Mais quand on est descendus un peu plus loin, on avait unvue époustouflante sur presque toutes les chutes! Une île en cachait une partie mais on aurait vraiment dit qu'il y avait des chutes à perte de vue! C'était vraiment magnifique!

On a continué vers d'autres chutes plus  en retrait. Il y avait aussi un autre sentier qui nous faisait passer au-dessus de plus "petites" chutes, et qui nous donnait par moment un autre aperçu de l'étendue du parc.

On a dit au revoir à d'autres Américains à qui on avait parlé etqui étaient vraiment gentils, puis on est revenus tranquilement vers l'entrée du site, un peu crevés par cette journée remplie. On y a retrouvé quelques uns des autres passagers avec qui on a passé un moment à jaser. Finalement, tout le monde a été là avant l'heure (même le Japonais perdu du groupe)! On espérait quand même que tout se passe bien dans le trajet de retour! On est arrivés 1h plus tard à l'auberge de jeunesse, et François est parti chercher un Subway en courant pendant que je préparais nos sacs. Comme avantage d'être dimanche, la course de taxi s'est faite rapidement et on est arrivés à la gare 20 minutes avant notre départ!! On est toujours surpris (et soulagé) quand tout fonctionne alors que le contraire aurait été plus probable!

Bref, si vous avez la chance d'aller à Iguaçu un jour, n'hésitez surtout pas! En tout casc'est dans les plus belles choses qu'on ait vu de notre vie!